Islamo-gauchisme : Frédérique Vidal est sur la sellette

A chacune de ses prises de parole, Frédérique Vidal est restée droite dans ses bottes. La ministre de l’Enseignement supérieur assume d’avoir comparé "l’islamo-gauchisme" à une gangrène qui aurait gagné les milieux universitaires. Dans une interview accordée au Journal du Dimanche, publiée le 21 février, elle persiste, et redit qu’il y aura bien une enquête. 600 universitaires veulent sa démission “Bien sûr, l’islamo-gauchisme n’a pas de définition scientifique, mais il correspond à un ressenti de nos concitoyens (...) ce sont des attaques contre la liberté académique et contre la liberté d’expression en général”, a-t-elle déclaré. Les chercheurs et les universitaires ne peuvent supporter cette attaque : dans une tribune au Monde, samedi 20 février, 600 d'entre eux demandent la démission de Frédérique Vidal. Si le président a recadré sa ministre, elle a obtenu le soutien de certains membres du gouvernement, notamment Gérald Darmanin.