Islamo-gauchisme : Frédérique Vidal s’invite au cœur du débat politique

Après une semaine de controverse, Frédérique Vidal continue sur sa lancée. La ministre de l’Enseignement supérieur assume d’avoir comparé "l’islamo-gauchisme" à une gangrène qui aurait gagné les milieux universitaires. Dans une interview accordée au Journal du dimanche, publiée le 21 février, elle redit qu’il y aura bien une enquête "au sens sociologique du terme", indique-t-elle. Soutenue par les uns et désavouée par d’autres Le terme suscite la colère d’une partie de la communauté universitaire. Dans une tribune au Monde, samedi 20 février, 600 d'entre eux demandent la démission de Frédérique Vidal. "Elle vient chercher un mot du répertoire politique de l'extrême droite, et l'association à des champs de recherche, tout ça pour délégitimer des chercheurs et des universitaires", explique Caroline Ibos, maître de conférences en science politique à l'université Rennes 2. Jean-Michel Blanquer et Gérald Darmanin ont soutenu la ministre. Mais d’autres membres du gouvernement jugent sa sortie "contre-productive" ou qu’il faut "vite refermer le débat".