"Islamo-gauchisme": 6 ministres dénoncent la "dérive du débat politique"

Imane Lyafori
·Journaliste politique au Huffpost.
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La ministre de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation, Frédérique Vidal. (ludovic MARIN / POOL / AFP) (Photo: AFP)
La ministre de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation, Frédérique Vidal. (ludovic MARIN / POOL / AFP) (Photo: AFP)

POLITIQUE - Depuis plusieurs jours, le terme “islamo-gauchisme” hystérise le débat public. Au point que ce mardi 23 février, Le Monde publie une tribune dans laquelle six ministres sortent de leur silence pour dénoncer une “irrationalité” autour de ce “concept” qui, selon eux, est “emblématique de la dérive du débat politique”. Un texte appuyé par la signature de plusieurs poids lourds de la macronie, du chef du parti présidentiel Stanislas Guérini au président de la commission des Affaires économiques de l’Assemblée Roland Lescure en passant par un très proche d’Emmanuel Macron, Stéphane Séjourné.

Pour les signataires, comprenant notamment Elisabeth Moreno et Agnès Pannier-Runacher, la tournure prise par le débat auquel plusieurs ministres participent s’éloigne de la lointaine promesse de dépassement des clivages politiques. Ce qui, au regard des engagements pris en 2017, n’est pas acceptable. Une prise de position qui marque une fracture au sein même des appuis du président de la République.

Un appel à se recentrer sur des problématiques concrètes

Cette tribune fait le constat d’une polémique “stérile [...] qui ne permet plus aucun débat” et qui se traduit uniquement par “anti-“islamo-gauchisme” d’un côté” et “pro-intersectionnalité” de l’autre.

“Peu importe la détresse financière, sociale et psychologique de la génération actuelle: il fallait que le vocable employé annihile le reste,” constatent les élus. Et c’est pourtant bien ce qui ne cesse d’occuper la sphère médiatique...

Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.