Islamo-gauchisme à l'université : la polémique sémantique qui détourne du réel

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En dénonçant l'islamogauchisme qui " gangrène " l'université et en demandant au CNRS de contrôler les travaux des chercheurs, Frédérique Vidal passe à côté du problème du manque de pluralisme à l'université et fait l'impasse sur tous les maux dont souffre l'enseignement supérieur. Retrouvez l'édito vidéo de Natacha Polony.

C’est reparti ! Une nouvelle polémique sur un mot nous permet de nous empailler sur les concepts plutôt que de regarder le réel. Interviewée sur CNews ce dimanche 14 février, la ministre de l’enseignement supérieur Frédérique Vidal a expliqué que l’islamo-gauchisme " gangrène la société " et que l'université n'y est pas " imperméable ". Le terme fait polémique et, mardi 16 février, la ministre en rajoute une couche à l'Assemblée nationale en demandant au CNRS " un bilan de l'ensemble des recherches " pour distinguer ce qui relève de la recherche académique de ce qui relève du militantismeFrédérique Vidal coche toutes les cases pour bien pourrir un débat ! Cela n’a pas manqué : tous ceux qui veulent expliquer que tout se passe très bien à l’université se sont jetés sur l'occasion. Le CNRS tombe bien sûr des nues lorsqu’on évoque un contrôle des travaux de recherche à la demande du pouvoir politique et explique que le concept d’islamo-gauchisme n’est pas un concept scientifique. C’est vrai. Mais dans la mesure où " blanc-triarcat ", " privilège blanc " et tout le reste de l’arsenal décolonial et indigéniste sont considérés comme des concepts...

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