"Islamo-gauchisme" à l'université: Attal rappelle l'attachement de Macron à "l'indépendance des enseignants-chercheurs"

C.M.
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Le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal à l'Elysée le 17 février 2021 - Ludovic MARIN © 2019 AFP
Le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal à l'Elysée le 17 février 2021 - Ludovic MARIN © 2019 AFP

Emmanuel Macron a un "attachement absolu à l'indépendance des enseignants-chercheurs", a déclaré mercredi le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal. Des propos qui marquent une prise de distances avec l'enquête demandée par la ministre de l'Enseignement supérieur Frédérique Vidal sur "l'islamo-gauchisme" à l'université.

"J'ai rappelé l'attachement absolu du président à l'indépendance des enseignants-chercheurs", "c'est une garantie fondamentale de notre République" et "cette conception est partagée par l'ensemble des membres du gouvernement et continuera à être défendue", a-t-il insisté, sans reprendre à son compte l'initiative de la ministre.

Frédérique Vidal a annoncé mardi avoir demandé au CNRS "un bilan de l'ensemble des recherches" qui se déroulent en France, afin de distinguer ce qui relève de la recherche académique et ce qui relève du militantisme.

Critiques des présidents d'université

Dimanche soir sur CNews, elle avait pointé l'"islamo-gauchisme" qui, selon elle, "gangrène la société dans son ensemble et l'université n'est pas imperméable", en citant notamment "les recherches sur le post-colonialisme".

"Dans les universités, il y a des gens qui peuvent utiliser leurs titres et l'aura qu'ils ont, ils sont minoritaires (...) pour porter des idées radicales ou pour porter des idées militantes", avait-elle affirmé, en provoquant les critiques des présidents d'université et une polémique sur les réseaux sociaux.

Attal botte en touche

Interrogé sur l'appui ou non du président à cette démarche, Gabriel Attal a botté en touche, en répondant:

"La priorité pour le gouvernement, c'est évidemment la situation des étudiants dans la crise sanitaire, c'est évidemment la possibilité d'apporter un soutien financier aux étudiants en difficulté, c'est évidemment de permettre aux étudiants qui le souhaitent de pouvoir revenir progressivement en présentiel à l'université."

L'important est le déploiement de ces mesures sur le terrain et pour Frédérique Vidal, "sa priorité, c'est celle-là", a-t-il insisté.

Mardi, la députée La France insoumise Bénédicte Taurine avait dénoncé "des chasses aux sorcières dignes d'un autre régime" et "une police de la pensée".

Article original publié sur BFMTV.com