Islam : les lourdes ambiguïtés du CCIF

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Le père de famille islamiste qui a vilipendé Samuel Paty sur les réseaux sociaux a également conseillé à son audience, en guise de rétorsion, de saisir le Collectif contre l'islamophobie en France (CCIF). Un casus belli pour les pouvoirs publics. Bien que cette association loi 1901 n'ait pas approuvé le discours de ce père, le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, a exigé sa dissolution, au lendemain de la mort du professeur d'histoire-géographie, accusant le CCIF de faire le lit du séparatisme.

Ces derniers jours, passé l'étonnement chez les anciens cadres du CCIF, ses militants ou ses avocats, l'heure est au bilan. Celui-ci se ­révèle paradoxal et trahit de pesantes ­ambiguïtés.

A l'appui des griefs gouvernementaux, l'association a ouvert de larges espaces à d'authentiques fondamentalistes. Au printemps, elle a ainsi offert sur son site Internet deux tribunes à un intellectuel de la mouvance islamiste, Aïssam Aït-­Yahya, un penseur hostile à la démocratie et à la république, ­invité régulier des réseaux religieux turcs de l'AKP - le parti islamiste du président Erdogan. Dans un de ses ouvrages,De l'idéologie islamique française (éditions Nawa, 2011), Aït-Yahya utilise d'ailleurs le thème de l'islamophobie pour encourager tous les musulmans à récuser les principes fondateurs de la société française. Sur le site du CCIF, il stigmatise un "despotisme de l'Egalité" qui selon lui prendrait "sa plus terrible dimension dans la démocratie française, qui n'hésite pas à user d'...


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