Islam de France : bientôt une charte de l'imam

Anouar Kbibech, futur président du CFCM (Conseil français du culte musulman), à la Grande mosquée de Paris, le 17 juin 2015

"Le temps de l'action est venu, les musulmans de France prendront toute leur part" dans ce combat. Ces mots sont ceux d’Anouar Kbibech, le président du Conseil français du culte musulman (CFCM). A la sortie d'une réunion au ministère de l'Intérieur, mardi 24 novembre, le responsable a annoncé plusieurs mesures visant à mieux contrôler l'enseignement des imams en France.

Une sorte de "permis de conduire"

D'abord, les connaissances théologiques et l’adhésion aux valeurs républicaines des imams devront être vérifiées, puis une charte de l’imam en cours d’élaboration devra être signée. Ensuite, l’imam se verra délivrer une certification, une sorte de "permis de conduire", prévoyant "une possibilité de retrait", a précisé le responsable des musulmans de France.

"Promouvoir l'enseignement d'un islam tolérant et ouvert"

Le but : promouvoir l'enseignement d'un islam tolérant et ouvert". En revanche, le rôle réel du CFCM est bien limité puisque l'imam qui n'obtient pas cette habilitation pourra quand même prêcher. Mais "retirer l'habilitation permettrait de mettre les mosquées devant leurs responsabilités", a averti Anouar Kbibech.

La polémique liée à l’imam de Brest

Récemment, l'imam de Brest a fait polémique : on le voyait sur une vidéo expliquer à des enfants qu'écouter de la musique les exposait au risque de se faire transformer en porc ou en singe. Devant les réactions scandalisées sur les réseaux sociaux, il avait ensuite affirmé que son discours, métaphorique, ne devait pas être pris au premier degré.

 

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