Isabelle Joschke : "Au fil du temps, je prends confiance en mes capacités"

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Voilà plus de 40 jours qu’Isabelle Joschke, huitième au classement du Vendée Globe, a quitté le chenal des Sables-d’Olonne. Vendredi 18 décembre, la navigatrice a fait son entrée dans les eaux du Pacifique Sud, l’occasion de dresser un premier bilan. Interview.

Paris Match. Vous êtes en mer depuis plus d’un mois, réussissez-vous à vous accorder du temps ?
Isabelle Joschke. Il y a en permanence quelque chose à faire. C’est un peu l’ironie du sort, mais au moment où l’océan Indien s’est calmé, j’ai dû réparer des avaries. Mais depuis quelques jours les conditions sont plutôt clémentes. J’ai fait une cure de sommeil. Je me suis emmitouflée dans mes couvertures au fond de ma bannette. Il fait très froid. Je porte tous les vêtements que je peux enfiler. C’est assez dur à supporter ces jours-ci. Je suis rentrée dans les 50ème, et c’est encore une autre dimension. Il y a presque trois semaines d’ici au Cap Horn, il va falloir être patiente et tenir le coup. J’essaye de me requinquer car je ne suis qu’à mi-chemin. J’ai besoin de beaucoup d’énergie pour la dernière partie des mers du sud.

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Entre vos avaries, les conditions climatiques parfois compliquées… Conservez-vous un bon moral ?
Après un mois et demi de course, le moral va de mieux en mieux. Le début a été difficile pour moi. Je suis partie un peu en arrière de la flotte et j’ai dû cravacher pour la rattraper, ça a été dur à supporter. J’ai aussi eu beaucoup de casse dans l’Atlantique. Ça aussi ça m’a mis un coup au moral. Mais plus ça va, et mieux je me sens dans ma course. Je vous avoue quand même qu’aujourd’hui avec le froid, ça me calme un peu. J’ai hâte d’avoir chaud dans mon bateau. Un de mes hydrogénérateurs qui servait à charger les batteries a été arraché. Je dois économiser le gazole. Je suis donc privée de chauffage, de ma musique et de mes films. Je ne retrouve pas non plus ma liseuse. Je fais donc des petites méditations et ça, ça me fait du bien.

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Je fais de la(...)


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