Isabelle Adjani dans Capitaine Marleau : "Il y a une grande complicité entre Corinne Masiero et moi" (France 3)

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Vous êtes très convoitée, au théâtre comme au cinéma. Comment Josée Dayan a-t-elle réussi à vous embarquer ?

Isabelle Adjani : Josée est très maligne, elle s’est proposé d’adapter, pour la série, le bouleversant livre de Marc Eisenchteter, Ne plus mourir, jamais, que j’avais envisagé pour le cinéma, il y a quelques années. Je lui ai dit d’accord si l’histoire restait au plus proche de celle racontée par l’auteur : une femme qui, après quinze ans de coma, découvre que son compagnon a refait sa vie et qu’on la préférerait morte. Puis je me suis amusée avec le capitaine Marleau. Mon personnage est-il en souffrance ou manipulateur ? A-t-elle un lien avec le décès de la femme de son ex ? On dirait l’héroïne d’un film noir des années 50 qui traverse la contemporanéité d’un Marleau.

Votre face-à-face avec Corinne Masiero est un grand moment de télé. En avez-vous conscience ?

Il y a une grande complicité entre Corinne et moi. On ressent, on perçoit tout. Et on a la même approche du métier. Quand on joue, on ne fait pas semblant. Et ça me réjouit de donner la réplique à une actrice si unique. Sa personnalité s’inscrit de façon intemporelle dans le cinéma, car elle fait écho à des vieux films qu’on a adorés, qui étaient portés par des acteurs d’une dimension et d’une truculence hors norme, dont seul Gérard Depardieu est l’héritier.

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