En Isère, la plateforme "Allo Familles" offre une écoute attentive aux personnes en détresse

Une des conséquences de la crise du Covid-19, c’est la montée de la détresse ou des violences au sein des familles. Pendant le deuxième confinement, les signalements pour violences conjugales ont augmenté de 60%. Dans de nombreux cas, la crise sanitaire a accru le mal-être des parents, mais aussi des enfants : ainsi, les hospitalisations en pédopsychiatrie des moins de 15 ans ont augmenté de 80% depuis le début de l’épidémie. C’est pour faire face à ces problématiques qu’a été créée la plateforme "Allo Familles" en Isère.#AlloFamillesIsère notre dispositif d’écoute et soutien est toujours actif en cette période de crise sanitaireParents, adolescents, enfants, en cas de tensions, burnout, violences intrafamiliales... Appelez le #numérovert 0800 00 38 38Infos https://t.co/sawOhf1VcB#COVID19 pic.twitter.com/Y8uAIeV7wQ — Isère (@CDIsere) October 5, 2020Des assistantes sociales et des psychologues prennent le temps d’écouter les difficultés de chacun. La relation est anonyme, sans engagement, mais la souffrance est bien présente au bout du fil. Delphine Perone assure quelques heures d’écoute par semaine sur la plateforme. Elle témoigne : “On ne sait pas qui on va recevoir (…) donc on découvre au fur et à mesure. Je trouve que c’est très riche au niveau humain et au niveau personnel parce qu’on est dans l’écoute, dans la relation, dans la spontanéité”. Écouter et orienter les personnes qui en ont besoin L’objectif, c’est donc d’offrir une première écoute, mais surtout de repérer et d’orienter les personnes qui en ont besoin vers un accompagnement adapté, par exemple des psychologues ou les services sociaux. À ce jour, plus de 130 familles sont accompagnées grâce à ce numéro vert (0800 00 38 38). Un succès, selon Sandrine Martin-Grand, vice-présidente du département : “Ce qui nous intéresse, c’est d’identifier (…) comment on peut arriver à toucher des personnes qui sont aujourd’hui inconnues des services sociaux, qui sont pour autant très en difficulté et qui ne demandent pas d’aide”. Depuis le premier confinement, le service s’est progressivement élargi et souhaite continuer à exister au-delà de la crise sanitaire.