Affaire Mila: ouverture d'une enquête pour menaces de mort et harcèlement après une nouvelle vidéo de l'adolescente

Mélanie Rostagnat avec AFP
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Image d'illustration - DAMIEN MEYER
Image d'illustration - DAMIEN MEYER

Le parquet de Vienne a annoncé ce dimanche l'ouverture d'une enquête pour "menaces de mort par écrit et harcèlement électronique" après les réactions suscitées par une nouvelle vidéo polémique sur l'islam de l'adolescente iséroise Mila, déjà inquiétée en janvier pour une publication similaire.

"A la suite d'une nouvelle publication de la jeune Mila sur le réseau social TikTok, celle-ci fait l'objet, depuis ce matin, de menaces de mort caractérisées. Mon parquet a immédiatement ouvert une enquête", a indiqué dans un communiqué la procureure de la République Audrey Quey.

Cette enquête est "diligentée des chefs de menaces de mort par écrit et harcèlement électronique", a-t-elle précisé. Selon la magistrate, les auteurs de ces menaces, une fois identifiés, seront poursuivis en justice et encourent jusqu'à 3 ans d'emprisonnement et 45.000 euros d'amende.

"De la persécution contre une mineure"

Dimanche après-midi, le nom Mila figurait en première place dans les tendances Twitter quelques heures après que la jeune fille s'en fût pris à ses détracteurs dans une vidéo en déclarant: "Et dernière chose, surveillez votre pote Allah, s'il vous plaît. Parce que mes doigts dans son trou du cul, j'les ai toujours pas sortis".

Insultes, messages de haine et menaces de mort ont alors fusé sur le réseau social, où l'Iséroise a aussi reçu de nombreux soutiens de personnalités dont celui de la ministre déléguée à la Citoyenneté Marlène Schiappa.

"Ce n'est plus de la controverse, c'est de la persécution, contre une mineure qui plus est", écrit-elle, précisant qu'elle adresserait lundi un signalement au procureur.

Deux hommes déjà condamnés à des peines de prison avec sursis

En janvier, Mila avait publié une vidéo devenue virale dans laquelle elle proférait de virulentes critiques sur l'islam, déclenchant un déferlement de menaces - qui l'ont contrainte à quitter son lycée - mais aussi de soutiens.

Durant l'été, la jeune fille avait été menacée de mort et de viol alors qu'elle était à Malte en séjour linguistique. L'auteur des menaces, un Algérien vivant en France, avait été interpellé et condamné à de la prison avec sursis par la justice maltaise. En France, à Auch, un jeune homme de 23 ans avait été condamné le 1er octobre à trois ans de prison dont 18 mois avec sursis, pour des menaces de mort.

Par ailleurs, plusieurs personnes ont été mises en examen dans le cadre de l'enquête sur menaces de mort de janvier et à la diffusion des coordonnées de Mila.

Article original publié sur BFMTV.com