Irlande du Nord : pourquoi la mort par balle d'une journaliste ravive les tensions

Juliette Campion
Le décès de Lyra McKee, jeune journaliste d'investigation très reconnue, fait craindre le retour d'un conflit entre unionistes et républicains, et entre catholiques et protestants.

Un "acte insensé" et des "nouvelles déchirantes". Ce sont les mots d'Adele Foster, la cheffe du parti unioniste nord-irlandais DUP après la mort, jeudi 18 avril, de la journaliste Lyra McKee. La jeune femme de 29 ans a été tuée par balle après des émeutes à Londonderry, en Irlande du Nord, par un homme qui a ouvert le feu contre des policiers. Le drame s'est produit 21 ans jour pour jour après l’accord du Vendredi saint qui a mis fin au conflit sanglant entre catholiques et protestants. Franceinfo vous explique pourquoi la mort de cette journaliste ravive les tensions entre les deux camps.

Que s'est-il passé ?

Jeudi soir, des émeutes ont éclaté à Creggan, un quartier catholique pauvre de Londonderry, alors que la police effectuait une descente à la recherche d'armes. Située à la frontière avec la République d'Irlande, cette ville est tristement emblématique de la guerre civile qui a déchiré unionistes et républicains en Irlande du Nord. L'épisode le plus célèbre de ce conflit a eu lieu le 30 janvier 1972, dans les rues de Londonderry quand la police britannique a ouvert le feu sur les manifestants, faisant 14 morts. La chanson Bloody Sunday, du groupe U2, raconte cet épisode funeste, très symbolique des violences de la guerre civile.

A quelques jours des commémorations de l'insurrection de Pâques de 1916 face à l'occupation britannique, les contrôles de la police nord-irlandaise ont provoqué des (...)

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