Irlande: la hausse des prix de l'énergie touche les bouchers, qui ferment les uns après les autres

© AP/Peter Morrison

En Irlande, depuis le début du mois de novembre, une boucherie ferme tous les trois jours en raison de la hausse des prix de l'énergie. Les professionnels du secteur n'arrivent pas à faire face à l'inflation. C'est un métier qui subit la crise de plein fouet en raison de sa consommation d'électricité importante.

Avec notre correspondante à Dublin, Laura Taouchanov

C’est une activité très énergivore. Les vitrines, les chambres froides et les fours tournent presque constamment. Même la nuit, la viande doit rester à une certaine température pour ne pas pourrir.

Les bouchers expliquent qu’avant même d’ouvrir les portes de leur magasin, ils dépensent déjà 100 euros d’électricité par jour.

Alors les petits commerçants locaux n’arrivent plus à faire face à l’inflation. Certaines factures auraient augmenté de plus de 300%, selon les chiffres du syndicat des bouchers irlandais à l’origine de cette alerte.

Crainte de licenciements

Dans le comté de Wicklow, au sud de Dublin, un professionnel explique avoir augmenté les prix de vente de plus de 50 % pour le poulet et de plus de 30% pour le bœuf, en mettant un signe sur la porte : « Pardon pour la hausse des prix mais même si vous payez plus, nous gagnons moins. » Mais cela n’a pas suffi à éviter la fermeture.

Le syndicat des bouchers réclame une action immédiate du gouvernement pour aider cette industrie à genoux, à l’approche de Noël.

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