Un Irano-britannique lance un appel depuis sa prison à Boris Johnson

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Ces derniers mois, l’Iran a procédé à des échanges de prisonniers avec d’autres pays. Les États-Unis, la France ou encore l’Allemagne ont notamment été concernés. C’est dans ce contexte qu’un homme de 66 ans, possédant la double nationalité iranienne et britannique, lance un appel de la prison où il est détenu depuis près de trois ans.

Anousheh Ashoori, c’est son nom, a été condamné à 10 ans de prison pour «espionnage» au profit d’Israël, ce que lui et ses proches démentent. Derrière les barreaux Anousheh Ashoori a pu faire entendre sa voix et il s’adresse directement au Premier ministre britannique Boris Johnson. « Cher monsieur Johnson, je vous salue de la prison d’Evin. Ma crainte, c’est que nous ayons été oubliés par le gouvernement » ajoute le prisonnier qui dit s’exprimer au nom de plusieurs détenus possédant la double nationalité iranienne et britannique.

« Jamais allés en Israël… »

Agé de 66 ans, Anoosheh Ashoori demande « désespérément » l’aide de Londres et explique qu’il redoute le coronavirus qui fait des ravages en Iran. C’est l’épouse d’Anoosheh Ashouri qui a enregistré le message de son mari lors d’une de leurs conversations téléphoniques autorisées par la prison iranienne. « Nous n’avons pas d’amis Israéliens, nous ne sommes jamais allés en Israël. Mon mari n’a jamais travaillé pour le gouvernement et n’a jamais eu accès à des secrets d’État », raconte Sherry Izadi qui clame l’innocence de son mari, arrêté en 2017 alors qu’il rendait visite à sa mère en Iran, et qui a été condamné à 10 ans de prison pour espionnage.

Pour l’épouse d’Anoosheh Ashouri, il est évident que les autorités iraniennes veulent échanger son mari. « Nous sommes sûrs à 100% que c’est ce qu’ils veulent. Le ministre des Affaires étrangères Zarif a dit très souvent et ouvertement, sur Twitter et dans des interviews qu’ils étaient toujours prêts à un échange de prisonniers »

La famille d’Anoosheh Ashouri pense également que l’Iran pourrait chercher à obtenir de Londres le remboursement d’une dette ancienne de plusieurs centaines de millions d’euros.