Un Iranien condamné en Belgique bientôt le sujet d'un échange de prisonniers avec Téhéran?

AFP - DIRK WAEM

En Belgique, un projet de loi devant être voté la semaine prochaine envisage d’autoriser le retour en Iran de prisonniers condamnés par la justice belge. Si le texte est voté, il pourrait permettre le transfèrement dans son pays d’un Iranien condamné pour avoir préparé un attentat contre un rassemblement de l’opposition iranienne, à Villepinte près de Paris en 2018. Ces dernières années, des échanges ont permis à l’Iran de rapatrier certains de ses ressortissants condamnés à l’étranger. Mais contre qui Assadollah Assadi pourrait-il être échangé ?

En juin 2018, la police belge arrête deux individus en route pour la France. En possession d’explosifs, ils s’apprêtent à commettre un attentat contre un groupe d’opposants iraniens à Villepinte, près de Paris.

Quelques mois plus tard, un diplomate iranien est interpellé en Allemagne. Considéré comme le cerveau de l’opération déjouée, Assadollah Assadi est condamné à vingt ans de prison par un tribunal belge en juin 2021. C’est lui qui pourrait être renvoyé dans son pays, selon le projet de loi qui doit être examiné en urgence la semaine prochaine en Belgique.

Un échange est-il en préparation ? Et peut-il concerner la chercheuse franco-iranienne Fariba Adelkhah condamnés à cinq ans de prison ? Ou bien le touriste français Benjamin Brière, dont la peine de huit ans de prison pour « espionnage » vient d’être confirmée en appel ? Ou encore les deux enseignants français récemment emprisonnés alors qu’ils voyageaient en Iran ?

Une certitude : dans ses relations tendues avec l'Occident, l'Iran a régulièrement recours à des échanges impliquant des détenus étrangers ou binationaux.

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