Contestation en Iran: trois jours de grève à partir de ce lundi, le régime annonce des exécutions

AFP - BASMA BADRAN

En Iran, des appels ont été lancés pour trois jours de grève et de manifestations contre le pouvoir à partir de ce lundi 5 décembre, alors que le chef de la justice a annoncé la prochaine exécution de manifestants qualifiés de « fauteurs de troubles ».

Avec notre correspondant à Téhéran, Siavosh Ghazi

À Téhéran, un nombre indéterminé, mais assez important de magasins sont fermés ce lundi 5 décembre. Selon des vidéos partagées sur les réseaux, la situation est identique dans plusieurs villes de province, notamment Shiraz et Ispahan. Dans les villes du Kurdistan iranien, le mouvement semble plus suivi.

Le chef du pouvoir judiciaire a déclaré ce lundi que ceux qui menaçaient les commerçants et les camionneurs pour les obliger à cesser le travail seront identifiés et punis. Le pouvoir a également mis sous scellés certains magasins ayant fermé, notamment le restaurant et la bijouterie de l’ancien footballeur international Ali Daie qui avait annoncé la fermeture de ses magasins en soutien au mouvement de protestation.

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Dans ce contexte, le chef de la justice a annoncé que la peine de mort de certains fauteurs de troubles liés aux services de renseignement étrangers, en particulier israéliens – notamment ceux qui avaient commis des assassinats avec des armes – avait été confirmée et sera appliquée très prochainement.


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