Iran: la répression du mouvement social est particulièrement violente au Sistan-Balouchistan

AFP - -

La protestation est toujours très visible dans les rues iraniennes comme à Mashhad, dans le nord-est, à Rasht dans le nord-ouest ou encore à Saghez, la ville natale de Mahsa Amini dont le décès en septembre a déclenché ce mouvement de contestation. Dans la région reculée et pauvre du Sistan-Balouchistan, la population manifeste et la répression y est féroce, nous explique Stéphane Dudoignon, chercheur au CNRS.

La tension est forte au Sistan-Baloutchistan, province du sud-est du pays, où quatre fonctionnaires de police ont été tués samedi dans ce qui est qualifié d'« incident » par un média officiel. La semaine passée, les forces de l'ordre ont ouvert le feu sur des protestataires, et fin septembre une centaine de personnes ont été tuées. De hauts responsables de la police ont été depuis limogés.

Dans cette région pauvre et où vit une minorité ethnique, comme au Kurdistan, la répression du régime est particulièrement violente, note Stéphane Dudoignon, chercheur au CNRS et spécialiste de l'Iran interrogé par Guilhem Delteil, du service international.

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