En Iran, le Nouvel An perse assombri par le coronavirus

franceinfo, Christian Chesnot, Franck Ballanger

Norouz, qui célèbre le Nouvel An perse, est la plus importante des fêtes iraniennes. Cette année, les célébrations sont assombries par l’épidémie de coronavirus qui s’est propagée partout dans le pays. L’Iran reste le plus important foyer de l’épidémie du Moyen-Orient, avec plus de 1 200 morts à ce jour, selon les chiffres officiels. Beaucoup d’Iraniens estiment qu’ils sont largement sous-estimés. L’épidémie n’épargne personne dans un pays aux infrastructures hospitalières fragilisées par les sanctions internationales.

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Comme le veut la tradition, le Guide suprême, Ali Khamenei, a décidé de gracier 10 000 détenus, dont des prisonniers politiques. Quelques jours avant, les autorités iraniennes avaient déjà libéré à titre provisoire 85 000 prisonniers pour des raisons sanitaires.

Les consignes de confinement sont peu suivies

Plusieurs hauts responsables du pouvoir ont été infectés par le virus, comme Ali Akbar Velayati, l’un des principaux conseillers du Guide, mais aussi la vice-présidente Massoumeh Ebtekar en charge des affaires familiale ou encore plusieurs députés. Certains membres du clergé chiite sont aussi décédés comme l’ayatollah Hachem Bathayi Golpayégani, 78 ans. Il faisait partie de l’Assemblée des experts, organe chargé de nommer et (...)

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