En Iran, Nazanin Zaghari-Ratcliffe à nouveau condamnée à un an de prison

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Nazanin Zaghari-Ratcliffe, l'Irano-Britannique poursuivi pour «propagande», a été condamnée à un an de prison supplémentaire en Iran.

Nouvelle condamnation pour Nazanin Zaghari-Ratcliffe. L'Irano-Britannique de 42 ans a été condamnée lundi à un an de prison et un an d'interdiction de quitter l'Iran pour avoir «participé à un rassemblement devant l'ambassade d'Iran à Londres» en 2009, un acte considéré comme une «propagande» contre le pays. Cette nouvelle sentence survient un mois après que la quadragénaire a fini de purger une peine de cinq ans de prison, accusée d'avoir comploté pour renverser la République islamique. Depuis sa sortie de prison en raison de la pandémie de Covid-19, elle est assignée à résidence chez ses parents et a pendant plusieurs jours dû porter un bracelet électronique.

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a dénoncé lundi cette nouvelle condamnation. «Je pense que ce n'est pas normal du tout que Nazanin soit condamnée à une peine supplémentaire de prison», a-t-il déclaré, assurant que le Royaume-Uni comptait «travailler très dur» pour obtenir sa libération. Son mari Richard Ratcliffe a également dénoncé cette peine de prison supplémentaire, y voyant «clairement une tactique de négociation» en pleines tractations entre l'Iran et les grandes puissances internationales pour sauver l'accord de 2015 sur le nucléaire iranien.

Arrêtée avec sa fille

Nazanin Zaghari-Ratcliffe, cheffe de projet pour la Fondation Thomson Reuters, a été arrêtée en 2016 à Téhéran, alors qu'elle rendait visite à sa famille avec sa fille alors âgée d'un an. La situation de cette binationale -un statut qui n'est pas reconnu par l'Iran- alimente les tensions entre le Royaume-Uni et l'Iran : outre l'accord de Vienne, Richard Ratcliffe a par le passé évoqué une dette de Londres envers Téhéran, après n'avoir pas livré les chars commandés et payés plus(...)


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