Iran: l'Irano-britannique Nazanin Zaghari-Ratcliffe comparaît à nouveau

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L'Irano-Britannique Nazanin Zaghari-Ratcliffe a comparu dimanche 14 mars devant un tribunal de Téhéran pour « propagande contre le régime » de la République islamique.

Ce nouveau procès intervient quelques jours après que Nazanin Zagheri a fini de purger une peine de cinq ans de prison pour action contre la sécurité nationale, rapporte notre correspondant à Téhéran, Siavosh Ghazi. Il s'est déroulé à huis clos devant la quinzième chambre du tribunal révolutionnaire de Téhéran. Selon son avocat, le procès s'est déroulé dans une ambiance très calme et après la lecture de la plaidoirie, il s'est achevé.

Le juge doit se prononcer à une date non précisée. L'Iran commence à partir de jeudi les fêtes marquant la nouvelle année iranienne et la presque totalité des administrations sont fermées pendant une quinzaine de jours. Ce qui signifie que Nazanin Zagheri pourrait ne pas connaître son sort d'ici plusieurs semaines.

Cinq ans de prison maximum

Elle risque également d'être condamnée jusqu'à cinq ans de prison au maximum. Mais son avocat a affirmé qu'il espérait un acquittement pur et simple de la jeune Irano-britannique. Les autorités britanniques ont exigé la libération immédiate de l'Irano-britannique.

Plusieurs étrangers et de bi-nationaux, notamment un Français de 35 ans et la chercheuse Irano-française Fariba Adelkhah sont toujours détenus. Ces dernières années, il y a plusieurs échanges de prisonniers entre des étrangers ou des bi-nationaux détenus en Iran et des Iraniens détenus en France, aux États-Unis ou encore en Australie.

De son côté, sur Twitter, le ministre britannique des Affaires étrangères Dominic Raab a jugé « inacceptable » le deuxième procès « complètement arbitraire » intenté à Nazanin Zaghari-Ratcliffe en Iran et a demandé le retour « sans délai » de l'Irano-britannique de 42 ans. « Nous continuerons à faire tout ce que nous pouvons pour la soutenir », a-t-il ajouté.