Iran : la colère ne retombe pas

Le cercueil du général Qassem Soleimani, pavoisé de rouge, avance lentement dans les rues de Téhéran (Iran), au milieu d'une foule immense. Des dizaines voire des centaines de milliers d'Iraniens convergent vers la place de la Liberté où est accroché un portrait géant de l'ancien patron des opérations extérieures de l'Iran. Pareille foule ne s'était rassemblée depuis la mort de l'ayatollah Khomeini, le fondateur de la République islamique. "Même la mort de Trump ne serait pas une vengeance suffisante" À l'université de Téhéran, l'ayatollah Khamenei, dont le général était très proche, a conduit la prière. Les funérailles de Soleimani auront lieu mardi 7 janvier dans sa ville natale. À la télévision, les appels à la vengeance se succèdent. La fille du général promet des jours sombres aux États-Unis. Les gardiens de la Révolution, bras armé du régime, ne sont pas en reste. "Même la mort de Trump ne serait pas une vengeance suffisante. La seule chose qui puisse compenser le sang versé, c'est l'expulsion complète de l'Amérique de la région", jure le général Amir Ali Majizadel, chef de la division aérienne des gardiens de la révolution.