Iran: deux dissidents libérés, un rappeur risque la peine de mort

AFP - -

Le pouvoir iranien souffle le chaud et le froid face au mouvement de contestation. Deux dissidents, notamment un footballeur, ont été libérés; mais dans le même temps un rappeur a été accusé d’être « ennemi de Dieu », ce qui peut lui valoir la peine de mort.

Avec notre correspondant à Téhéran, Siavosh Ghazi

Tout d’abord, le footballeur international Voria Ghafouri, d’origine kurde, qui avait dénoncé la répression au Kurdistan, a été libéré sous caution. Il avait aussi soutenu le mouvement de contestation.

De même, les autorités ont libéré un militant d’opposition, Hossein Ronaghi, qui a été hospitalisé. Une photo de lui le montrant sur le lit d’hôpital, avec à ses côtés sa mère, a été publiée.

Ces deux libérations interviennent dans un contexte particulier. En effet, après la victoire de l’équipe national de football contre le Pays de Galles, et deux jours avant la rencontre avec les États-Unis, c’est une manière pour le pouvoir de faire un geste d’apaisement.

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Déjà six condamnés à mort

Six manifestants ont été condamnées à mort jusque-là pour des actions violentes lors des manifestations de ces onze dernières semaines.


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