Irak: tensions entre le gouvernement et les milices pro-iraniennes

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En Irak, la tension monte entre le gouvernement et les milices chiites pro-iraniennes. Samedi 26 décembre, le chef du Hezbollah irakien a menacé le Premier ministre irakien et le pays tout entier d'une guerre à venir entre les deux grands alliés de Bagdad : l'Iran et les États-Unis. De son point de vue, le Premier ministre irakien doit cesser de défendre les intérêts de l'ennemi américain en Irak.

Cette nouvelle démonstration de force des milices pro-iraniennes a débuté avec un énième tir de roquette sur l'ambassade américaine à Bagdad il y a une semaine exactement. L'auteur de ce tir n'est pas officiellement identifié, mais les regards se sont de suite tourné vers les milices pro-iraniennes.

Un membre d'un de ces groupes armés a même été arrêté par les forces irakiennes, soupçonné d'être en lien avec l'attaque. Une vidéo menaçant directement le Premier ministre Mustafa al-Kadhimi a alors circulé sur les réseaux sociaux. Dans la nuit, c'est donc le chef du Hezbollah irakien, l'une des principales milices pro-iraniennes en Irak, qui a à son tour menacé le Premier ministre, rappelant l'alliance indéfectible entre les différentes milices irakiennes. « Il ne faut pas tester la patience de la résistance », a-t-il notamment déclaré.

Le contexte actuel est particulièrement sensible. Du côté des États-Unis, Donald Trump vit ses derniers jours en tant que président et semble attendre la moindre excuse pour une action contre l'Iran. Le 3 janvier sera le premier anniversaire de la mort du général iranien Qassem Soleimani. Un assassinat mené par les États-Unis sur le sol irakien, preuve irréfutable des libertés prises par les forces américaines en Irak.

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