Irak : six questions pour comprendre un mouvement de contestation inédit et réprimé dans le sang

franceinfo

Un mouvement de contestation embrase l'Irak depuis le 1er octobre. La révolte populaire s'est propagée à Bagdad, la capitale, mais aussi dans les bastions chiites de Najaf et Kerbala, ainsi que dans les villes du Sud du pays, comme Nassiriya. En deux mois, elle a fait près de 400 morts et plusieurs milliers de blessés, selon le décompte des agences de presse AFP et Reuters, qui s'appuient sur des sources policières et hospitalières. Pour la seule journée du jeudi 28 novembre, 43 personnes on été tuées, tombées sous les balles des forces de sécurité.

Sous la pression, notamment du très écouté ayatollah Ali al-Sistani, le Premier ministre irakien, Adel Abdel Mahdi, a annoncé vendredi qu'il allait présenter sa démission au Parlement. Elle a été officiellement acceptée dimanche 1er décembre par ce dernier.

Après la chute du régime baasiste de Sadam Hussein et l'invasion américaine, en 2003, puis le départ de ces troupes en 2011 et l'implantation, trois ans plus tard, de l'organisation Etat islamique, défaite à partir de 2017, l'Irak n'a connu que violences et troubles successifs. Or, ce mouvement populaire, qui fédère plusieurs strates de la société irakienne, pourrait marquer le début de la fin de cette page de l'histoire politique irakienne ouverte il y a seize ans.

Que se passe-t-il depuis deux mois ?

Tout a commencé (...)

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