Irak : pourquoi la démission du Premier ministre n'a pas apaisé pas la colère de la population

Rien n'y fait, pas même l'annonce de la démission du Premier ministre Adel Abdel Mahdi, dont le Parlement devrait débattre dimanche. Samedi, des milliers d'Irakiens ont une nouvelle fois manifesté à Bagdad mais surtout dans le Sud chiite, où la colère est particulièrement vive. À ­Nassiriyah, ils étaient des milliers à descendre dans la rue pour "réclamer la chute du régime". Les policiers ont répliqué en tirant à balles réelles. À Nadjaf, ville sainte chiite, deux protestataires ont été tués. Depuis jeudi, la répression des forces de sécurité a fait 69 morts dans cette partie du pays.

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Que demandent ces révoltés ? D'abord, obtenir réparation pour le sang versé, les violences ayant fait 420 morts depuis début octobre. Ensuite, en finir avec la mauvaise gouvernance des institutions mises en place par les Américains en 2003, fondées sur les appartenances confessionnelles et ­ethniques. Enfin et surtout, obtenir le renouvellement d'une classe politique corrompue qui a fait s'évaporer en seize ans plus de 400 milliards d'euros, soit l'équivalent de deux fois le PIB du pays, deuxième producteur de l'Opep. "La démission d'Adel Abdel Mahdi n'est que la première étape, il faudra ensuite limoger et juger tous les corrompus", disait samedi à l'AFP un manifestant de Diwaniyah (Sud).

Le problème du successeur de Mahdi

Reste à trouver celui qui pourrait appliquer ou canaliser ces revendications radicales? Aujourd'hui, l'une de...


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