En Irak, l'affrontement continue entre pro et anti-sadristes autour de la formation du gouvernement

Les partisans de Moqtada al-Sadr bloquent le Parlement irakien depuis près d'un mois. Le chef religieux est engagé dans un bras de fer contre les autres formations politiques sur la formation du nouveau gouvernement. Quelques milliers de ses soutiens ont participé à une prière dans le quartier gouvernemental, vendredi 26 août, tandis que leurs rivaux du Cadre de coordination se sont rassemblés de l’autre côté du Tigre, déterminés, disent-ils, à défendre les institutions.

Avec nos envoyés spéciaux à Bagdad, Bertrand Haeckler et Guilhem Delteil

Sur le trottoir, les tentes se succèdent et des blocs sanitaires ont été installés. Comme leurs rivaux, les partisans du Cadre de coordination ont décidé d’organiser un campement en pleine ville. Mais quand l’autre camp affirme mener une révolution, eux, comme Aqil Bedrane, assurent qu’ils sont là pour protéger la Constitution. « L’autre parti ne respecte pas du tout la Constitution, affirme-t-il. Si vous regardez dans d’autres pays comme l’Amérique, lorsque les partisans de Trump ont envahi le Congrès américain, nous avons vu les forces de l’ordre les arrêter et les poursuivre. »

Aller plus loin

Dans le campement, les manifestants défilent en musique et chansons mais par petits groupes uniquement. Si le Cadre de coordination a l’avantage au Parlement depuis la démission des députés sadristes en juin, leurs adversaires conservent une supériorité en matière de mobilisation populaire.


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