Irak : l’armée poursuit son offensive pour libérer Mossoul et les civils du groupe Etat islamique

L’armée irakienne poursuit sa progression pour libérer Mossoul, cinq mois après avoir, le 17 octobre 2016, lancé l’offensive contre le groupe Etat islamique (EI). La deuxième ville du pays a été prise par les djihadistes en juin 2014. Les forces spéciales avancent difficilement. Et, si un officier de haut rang a déclaré que Mossoul était sur le point de tomber, cela reste à prouver.

Plus de 200 000 civils ont déjà quitté la ville, fuyant les combats. Ceux qui sont encore là vivent dans les pires conditions sanitaires et ils sont affamés, après des semaines de privation, les affrontements ayant eu pour conséquence de couper les routes d’approvisionnement. “Il ne nous restait plus qu’un peu de riz, de la farine et des dattes”, confie un homme. “J’ai l’impression de renaître”, glisse un autre homme, père de cinq enfants. “Les familles de l’EI avaient plein de réserves, mais si elles voyaient un enfant affamé dans la rue, elles ne lui donnaient rien”, s’emporte un troisième.

“Ils forçaient les femmes à porter le voile intégral, et les jeunes hommes à porter des pantalons et à se laisser pousser la barbe, relate un quatrième. Ils nous frappaient. Ils nous humiliaient. Ils nous interdisaient de fumer. On achetait les cigarettes au marché noir à des prix prohibitifs. On n’avait rien à manger et pas de travail.”

Les forces irakiennes ont affirmé avoir découvert un charnier contenant plusieurs centaines de corps à côté de la prison de Badouch. Cela confirmerait le massacre évoqué par les Nations unies dans un rapport de 2015 ainsi que par l’ONG Human Rights Watch (HRW) : quelque 600 détenus emmenés dans des camions jusqu‘à un ravin, pour être exécutés par EI. Des survivants ont raconté avoir été sauvés par les corps d’autres personnes tombées sur eux. Le groupe djihadiste a détenu dans cette même prison des centaines de femmes de la minorité kurdophone yézidie.

Maltraitées, elles étaient réduites à l‘état d’esclaves sexuelles.

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