Irak: fermeture de camps de déplacés

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En Irak, la gouvernement fédéral procède à la fermeture de camps de déplacés dans le pays, jugeant qu'il est temps que les familles déplacées rentrent chez elles. Les organisations internationales elles, jugent ces fermetures prématurées et affirment que les conditions au retour de ces familles ne sont pas réunies.

Avec notre correspondante à Bagdad,

Dans le camp de Hammam al-Alil au sud de Mossoul, il ne reste aujourd'hui plus que quelques dizaines de personnes, contre plus de 8 000 la semaine dernière.
Toutes ont dû partir de ce camp, qui devrait officiellement fermer ses portes d'ici la fin de semaine.

Ahlam, 49 ans, s'effondre en larme sous sa tente: « Ma maison c'est ici. Personne n'accepte cela. Personne n'a le droit de me pousser hors de chez moi. Pourquoi fait-on ça ? C'est terrible pour nous, les Irakiens. Je n'ai pas de maisons. Je vais vivre sous une tente. »

Ce camp est géré par le Conseil norvégien pour les réfugiés, qui tire aujourd'hui la sonnette d'alarme, explique Marine Olivesi, porte parole de cette ONG en Irak : « Environ la moitié des familles qui sont parties du camp nous disent qu'elles vont rentrer chez elles. En sachant que ça ne veut pas dire qu'elles vont avoir un toit sous lequel dormir vu que pour la plupart leurs maisons sont toujours détruites. L'autre moitié se retrouve déplacée ailleurs, hors des camps, souvent sans accès aux besoins premiers, aux nourritures, aux soins. Dans les deux cas, avec l'hiver qui arrive, avec la pandémie qui fait rage, ces familles se retrouvent plus isolées, et plus vulnérables. »

1,3 million de personnes sont toujours déplacées en Irak, dont près de 260 000 dans des camps. Selon cette ONG, 100 000 d'entre eux pourraient être dans les limbes irakiennes, au cours des prochains jours.