Irak: démission groupée des élus sadristes, plus grand bloc au Parlement

En Irak, les députés sadristes, majoritaires au Parlement, ont remis leur lettre de démission au chef de la Chambre des représentants ce dimanche 12 juin. Une décision qui intervient huit mois seulement après les élections législatives dans le pays.

Avec notre correspondante à Bagdad, Lucile Wassermann

Coup de poker, ou coup de colère ? Difficile de comprendre cette décision prise par les députés sadristes.

En octobre dernier, ce sont eux qui arrivaient en tête des élections législatives, avec 73 sièges à la Chambre des représentants. Une victoire sans appel sur les autres partis, mais loin de la majorité absolue.

Résultat : en huit mois, ces députés n'ont jamais réussi à imposer leur volonté de former seuls le prochain gouvernement. Et aucun compromis n'a été trouvé avec les autres partis politiques. Moqtada al-Sadr, le grand vainqueur de ces élections, a-t-il perdu patience ?

Légalement, cette démission ne prend pas effet immédiatement. Elle doit d'abord obtenir un vote à la majorité au Parlement. Lequel doit avoir lieu dans les trente prochains jours. Cette lettre de démission pourrait donc être stratégique et donner un dernier ultimatum aux autres partis politiques, pour former le prochain gouvernement selon les conditions des sadristes.

Dans le cas contraire, l'Irak entrerait dans une période d'instabilité politique sans précédent. L'annonce a déjà l'effet d'un tremblement de terre dans le pays et des manifestations d'ampleur pourraient avoir lieu ce lundi.


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