Irak: 27 morts d'une fièvre hémorragique depuis le début de l'année

En Irak, les autorités tentent de freiner la propagation d'une fièvre hémorragique transmise par le bétail qui, depuis le début de l'année, a déjà provoqué la mort de 27 personnes. Selon l'OMS, il s'agit de la fièvre hémorragique de Crimée-Congo (FHCC).

Avec notre correspondante à Bagdad, Lucile Wassermann

Cette fièvre hémorragique est bien connue des autorités irakiennes, car elle est présente dans le pays depuis 1979 au moins, mais jamais elle n'avait fait autant de morts. Depuis janvier, 27 personnes ont succombé de cette maladie, selon le ministère de la Santé, sur 162 cas signalés. En 2021, à titre de comparaison, 33 personnes avaient été infectées et dans les années précédentes, moins d'une dizaine.

Cette flambée d'infections touche particulièrement les régions rurales du sud du pays, où l'on trouve une grande partie des bovins irakiens, potentiels hôtes de la maladie. Mais pourquoi une telle augmentation des cas cette année ? Plusieurs hypothèses selon l'OMS : l'absence de campagnes de désinfection dans les étables et les abattoirs en 2020 et 2021, à cause du Covid-19. Mais aussi, la multiplication d'insectes, comme les puces, ou les tiques, vecteurs de la maladie, cette fois à cause du changement climatique.

Une chose est sûre : le système de santé irakien, quasi inexistant, peut difficilement faire face à une épidémie, d'où le fort taux de mortalité observé.

Sur son compte Twitter, l'Organisation mondiale de la santé a publié des messages de sensibilisation pour les éleveurs d'animaux et de bétail et les propriétaires d'exploitations agricoles pour la prévention de la fièvre hémorragique de Crimée-Congo.


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