En Irak, au moins 10 policiers tués dans une attaque attribuée au groupe EI

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En Irak, une dizaine de policiers irakiens ont été tués dans l'une des offensives les plus meurtrières contre les forces de sécurité depuis le début de l'année. L'attaque, perpétrée dans la nuit de samedi à dimanche contre un point de contrôle près de Kirkouk, est attribuée au groupe État islamique.

Il s'agit d'une des offensives les plus meurtrières contre les forces de sécurité depuis le début de l'année. Une dizaine de membres de la police fédérale irakienne ont été tués lors d'une attaque probablement perpétrée par le groupe État islamique contre un point de contrôle près de Kirkouk dans le nord de l'Irak, dans la nuit du samedi 4 au dimanche 5 septembre.

Les affrontements ont duré deux heures entre les forces stationnées à Rachad, à 30 km au sud-ouest de Kirkouk, et les combattants jihadistes, qui ont fait usage d'engins explosifs improvisés pour empêcher la police d'envoyer des renforts, selon des sources policières.

"Des membres de l'organisation État islamique ont visé un poste de contrôle de la police fédérale", a déclaré un officier supérieur de la police fédérale sous couvert d'anonymat. L'offensive a débuté "peu avant minuit et a duré plusieurs heures", a-t-il précisé.

"Il y a 13 morts et trois blessés" du côté des forces de sécurité, toujours selon cet officier interrogé par l'AFP. Un bilan a été confirmé par une source médicale de la ville de Kirkouk. L'agence Reuters ne dénombre que dix policiers tués.

Dans la matinée de dimanche, le groupe EI n'avait pas revendiqué cette attaque.

Le groupe État islamique "actif" autour de Kirkouk

Selon l'officier supérieur de la police fédérale, "les cellules de l'organisation (État islamique, NDLR) sont actives dans la région autour de Kirkouk en raison de l'absence d'appui aérien et du manque de soutien militaire".

Fin 2017, l'Irak a déclaré sa "victoire" militaire sur le groupe État islamique après avoir repris toutes les grandes villes que les jihadistes tenaient depuis 2014.

Mais des cellules continuent d'opérer dans certaines zones du nord de l'Irak, notamment, et visent les forces de sécurité. Elles auraient intensifié leurs attaques depuis le début de l'été dans la zone.

Les jihadistes ont aussi revendiqué le dernier attentat d'envergure à avoir endeuillé Bagdad, une attaque qui a fait plus de 30 morts sur un marché du quartier chiite de Sadr City au mois de juillet.

Dimanche dernier, le président français, Emmanuel Macron, en visite au Kurdistan irakien, s'était inquiété d'une "résurgence" de l'organisation État islamique en Irak et en Syrie, expliquant que les soldats français déployés en Irak dans le cadre de la coalition internationale resteraient dans le pays "quels que soient les choix américains".

Avec AFP

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