En Irak, 50 jihadistes du groupe EI rapatriés du nord-est de la Syrie

Les autorités irakiennes ont annoncé avoir rapatrié 50 jihadistes du groupe État islamique. Ils étaient jusqu'alors détenus par les forces kurdes dans le nord-est de la Syrie voisine. Contrairement aux pays occidentaux, l'Irak fait le choix de rapatrier régulièrement ses ressortissants.

Avec notre correspondante à Bagdad, Lucile Wassermann

C'est au compte-gouttes que l'Irak choisit de rapatrier ses ressortissants toujours détenus en Syrie. En décembre, les autorités avaient déjà organisé le transfert de 100 jihadistes. Ce mercredi 1er juin, elles en ont récupéré 50 de plus.

Ces combattants seront remis au service de renseignement pour être interrogés, puis jugés devant des tribunaux irakiens, où ils risquent tous la peine de mort.

Si l'Irak fait le choix de rapatrier ses ressortissants, c'est parce que son allié américain, toujours engagé militairement contre Daech dans la région, pousse en ce sens.

Washington estime que la situation est intenable dans le Nord-Est syrien, où des milliers de jihadistes sont toujours incarcérés. Une bombe à retardement, que l'Irak ne veut pas voir exploser à sa frontière.

En début d'année, le pays a déjà retenu son souffle lorsque des dizaines de combattants du groupe État islamique ont réussi à s'échapper de l'une de ces prisons syriennes. De nombreuses forces de sécurité avaient alors été massées à la frontière pour éviter toute infiltration du côté irakien.

Mais cette frontière est longue... 600 km, difficilement contrôlables. Tout ce qui se passe en Syrie a forcément des répercussions en Irak. Les autorités préfèrent donc tenter de désamorcer cette bombe, avant qu'il ne soit trop tard.


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