Irak: à Bagdad, la place Tahrir se prépare pour une grande journée de contestation

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En Irak, les manifestants se sont donné une nouvelle fois rendez-vous ce dimanche 25 octobre avec pour but de faire repartir la révolte d'octobre. Pour eux, aucune réforme majeure n'a été engagée en un an : rien n'a été fait pour favoriser l'emploi, pour lutter contre la corruption ou pour mettre sur rails des élections anticipées. Reportage sur la place Tahrir, le grand point de rassemblement.

Avec notre correspondante à Bagdad, Lucile Wassermann

Danses, chants, slogans, les manifestants sont de retour sur la place Tahrir à Bagdad. Quelques dizaines se sont rassemblés la vieille du jour J pour montrer leur détermination, explique Raid, la quarantaine, un large moustache en travers du visage. « Cette révolution est organisée pour qu’on retrouve notre pays, le pays que les partis politiques nous ont pris, déclare-t-il. En Irak, il devrait y avoir des services publics par exemple. C'est pourquoi tout ces gens sont venus sur cette place pour manifester, réclamer leurs droits, et retrouver leur pays. »

Ahmed, 27 ans, un drapeau irakien à la main, renchérit : « Le peule est fatigué. Fatigué de ce gouvernement corrompu, qui vole l'argent du peuple, l'argent du pétrole. Ils vendent l'Irak et ses ports. »

Crainte de nouvelles violences

L'ambiance est encore bonne enfant sur la place Tahrir, mais les manifestants redoutent déjà de nouvelles violences, ce dimanche 25 octobre. « Depuis le début, notre crédo est de manifester pacifiquement, mais vous savez, les parties politiques ont certainement leurs propres plans en tête pour faire échouer cette contestation », affirme Haider, 32 ans.

Et à quelques rues de la place Tahrir, un important dispositif de sécurité a déjà été déployé, principalement autour de la Zone verte, le quartier politique, que les manifestants tenteront de rejoindre ce dimanche.

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