En invitant les Blancs à "se taire", Audrey Pulvar rouvre les fractures à gauche

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L'universalisme ne fait plus l'unanimité à gauche : les déclarations de la tête de liste socialiste en Île-de-France ont montré qu'une partie de ses représentants, notamment au sein de la France insoumise, défend désormais la possibilité de réunions publiques en non-mixité raciale.

Développement économique, transports, emploi. Voilà quelques-unes des compétences qu'exercerait Audrey Pulvar si elle venait à remporter les élections régionales en Île-de-France — au vu des sondages, c'est plutôt mal parti. Mais c'est un tout autre sujet qui a mis la tête de liste du Parti socialiste dans un sacré pétrin ces derniers jours : à savoir les fameuses réunions publiques en " non-mixité ", c'est-à-dire interdites aux personnes ayant la peau blanche, organisées par certaines associations et syndicats comme l'Unef. Ce samedi 27 mars, Pulvar a surpris en s'exprimant sur BFMTV : alors qu'elle avait jusqu'ici défendu des positions universalistes sans équivoque, l'ancienne journaliste a semblé reprendre le vocabulaire des militants racialistes : " Je préfère les réunions “réservées à” que les réunions “interdites à”. S'il se trouve que vient à cet atelier une femme blanche, un homme blanc, j'aurais tendance à dire qu'il n'est pas question de le ou la jeter dehors, en revanche on peut lui demander de se taire. " " Les blancs doivent se taire ". La phrase choc et honteuse d’Audrey #Pulvar. Elle doit s’excuser auprès de la République. #Lesblancsdoiventsetaire...

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