Investiture de Joe Biden : Washington, étrange caserne

De notre envoyée spéciale à Washington, Claire Meynial
·1 min de lecture
Tous les accès au Capitole sont barrés par des militaires.
Tous les accès au Capitole sont barrés par des militaires.

La scène est à l'image de l'ambiance à Washington depuis une semaine : étrange, décalée, vaguement absurde. Une colonne de gardes nationaux sort du Capitole claquemuré derrière des barrières, se penche pour passer sous un ruban de sécurité, et défile au son de? « America, Sweet America », chanson de Ray Charles de 1972, puis « We Are Family », tube disco de Sister Sledge, sorti en 1979 et devenu un hymne gay et féministe. On doit le fond musical à un homme, assis sur un pliant, qui a installé un panneau où il est écrit « Arrêtez de vous détester parce que vous n'êtes pas d'accord ».

Les 25 000 gardes nationaux, force militaire de réserve, déployés à Washington pour l'investiture de Joe Biden sont venus des 50 États pour l'opération « Capital Response ». C'est 2,5 fois plus que le nombre d'hommes prévu avant l'invasion du Capitole, le 6 janvier. Et sillonner les rues de Washington ces jours-ci ne donne pas vraiment l'impression que l'Amérique soit si douce, ni qu'elle soit une famille unie.

À LIRE AUSSIDerniers jours de Trump : Washington en état de siège

Quatre des ponts menant de la Virginie à la capitale ont été fermés, une bonne partie du centre condamnée. Les accès sont contrôlés à des checkpoints tenus par des militaires en armes (non chargées à l'extérieur du Capitole) avec des camions et blindés. Le National Mall, sur lequel se tiendra l'investiture ce mercredi 20 janvier, est entièrement longé de grillages, avec des tentes tenant lieu d'entrées pour c [...] Lire la suite