Pourquoi l'invasion au Capitole a remis en avant le concept de "white privilege"

Marine Le Breton
·Journaliste au HuffPost
·1 min de lecture
Pourquoi l'invasion au Capitole remet en avant le concept de "white privilege" (Photo: SAUL LOEB / AFP)
Pourquoi l'invasion au Capitole remet en avant le concept de "white privilege" (Photo: SAUL LOEB / AFP)

CAPITOLE - Et si, en lieu et place de supporters pro-Trump, c’est à des militants de Black Lives Matter que les forces de l’ordre avaient dû faire face? Aux États-Unis, la question est sur toutes les lèvres alors que le Capitole a été envahi par des manifestants partisans de Donald Trump mercredi 6 janvier.

La situation a vite dégénéré lorsque ces partisans ont réussi à pénétrer dans l’enceinte du célèbre bâtiment de la capitale fédérale. Certains ont pu poser poing levé dans l’hémicycle quand un autre s’est fait photographier les pieds sur le bureau de Nancy Pelosi, présidente de la Chambre. L’un des partisans a même été aperçu le sourire aux lèvres en emportant un pupitre officiel.

Des images ahurissantes rendues possibles par un service d’ordre dépassé et qui ont souffert d’une cruelle comparaison avec de précédentes manifestations, comme celles de Black Lives Matter, où les forces de l’ordre avaient été autrement plus mobilisées, comme nous l’expliquons dans la vidéo ci-dessous.

“Quintessence du privilège blanc”

Très vite, deux mots ont ainsi pris le pas des discussions outre-Atlantique: “white privilege” ou, en français, “privilège blanc”. “La quintessence du privilège blanc! Comme c’est perturbant. J’en suis malade”, a par exemple tweeté Khloe Kardashian.

Joe Biden, lors d’une allocution ce jeudi 7 janvier, a également abordé ce sujet, soulignant que si les manifestants avaient été antiracistes, des militants Black Lives Matter, ils auraient été traités “très diffé...

Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.