Intrusion dans le Capitole : le Waterloo de Donald Trump

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Le président sortant a longtemps maîtrisé son image anti-conformiste et radicale. Y compris en contestant le résultat de la présidentielle, ou en annonçant qu'il ne se rendra pas à la cérémonie d'investiture de Biden. Mais avec les événements survenus au Capitole, une ligne rouge a été franchie qui pourrait compromettre son avenir politique.

Jusqu'à la dernière minute de son mandat, Donald Trump restera une anomalie, et une énigme aussi, dans la récente histoire politique américaine. Sa force, à certains égards, et sa faiblesse, à bien d'autres, aura été précisément de rester pour l'essentiel étranger à cette histoire. Un " outsider ", issu non du sérail et de l'establishment de Washington, même s'il en a régulièrement fréquenté divers cercles (les Clinton entre autres) mais du business et de l'entertainment. Ronald Reagan, dont il s'est maintes fois réclamé, venait lui aussi du spectacle mais réalisa sa mue au fil de ses deux mandats, au point d'apparaître aujourd'hui-aimé ou détesté-comme un des présidents les plus influents de l'après-guerre. Donald Trump, lui, n'aura jamais voulu ou réussi à endosser ce costume. Sinon, peut-être, jeudi soir, de longues heures après les évènements dramatiques du Capitole, après les scènes d’apocalypse ou de triste pantalonnade, après les morts, les blessés réels et les blessures symboliques. Dans une vidéo se concluant sur un appel à la réconciliation, il a soudainement épousé les attributs communément attendus de la fonction,...

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