Intoxiquée à la courge, Charlène a perdu tous ses cheveux

Florence Méréo (@FlorenceMereo)
Charlène a perdu ses cheveux pendant plusieurs mois après avoir consommé une courge butternut

Consommer des cucurbitacées trop mûres peut provoquer de sévères chutes de cheveux. Cette découverte d’un dermatologue de l’hôpital parisien Saint-Louis fait l’objet d’une publication dans une prestigieuse revue médicale internationale.

A raison d’un centimètre par mois, les cheveux de Charlène auront repoussé comme elle le souhaite pour son mariage l’an prochain. « Je n’ai pas l’habitude d’avoir une coupe si courte. Au début, c’était dur psychologiquement », explique la jeune femme de 30 ans qui, la voyant tomber entièrement, s’est résolue à couper sa chevelure brune.

Pendant plusieurs mois, cette habitante de Grenoble (Isère) a mis sa perte de cheveux sur le compte d’une mousse achetée chez son coiffeur. C’était avant de trouver le véritable coupable : un butternut.

L’anecdote pourrait faire sourire si l’impact sur les patientes concernées n’était pas si important. Car Charlène n’est pas la seule à avoir été victime d’une intoxication à la courge. Si les cas sont rares, au moins deux autres, sérieux, ont été répertoriés.

«Je n’ai jamais été aussi malade que cette nuit-là»

A tel point que le lien entre consommation de cucurbitacées et alopécie, établi par le docteur Philippe Assouly, vaut à son auteur une publication dans la prestigieuse revue médicale Jama.

« J’ai eu une intuition avec une patiente qui s’est confirmée avec une autre, explique le dermatologue à l’hôpital parisien Saint-Louis (AP-HP). Très important à savoir, l’intoxication provoquant la chute de cheveux se produit avec des citrouilles, courges, courgettes qui sont particulièrement amères ». Et ce, probablement à cause d’un insecte pollinisateur transférant sur des courges cultivées de la cucurbitacine toxique.

Ce soir de décembre, Charlène fait rôtir un butternut acheté en grande surface. Son goût amer, « bizarre », lui fait vite stopper sa dégustation. « 30 minutes après, j’étais prise de maux de ventre et n’ai jamais été aussi malade que cette nuit-là. J’avais des crampes, des sueurs froides, des (...) Lire la suite sur LeParisien.fr

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