INTERVIEW - Samuel Le Bihan : "Ma fille autiste m'a appris à aimer"

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La première rencontre avec Samuel Le Bihan remonte aux années 90. Le jeune comédien, trentenaire, venait d’être couronné d’un César pour Capitaine Conan, de Bertrand Tavernier. Belle gueule et silhouette mâle, ce véritable piège à filles souriait davantage qu’il ne parlait à l’époque. Pas vraiment taiseux, plutôt un peu ailleurs, se cherchant une place, une légitimité. Puis la vie, comme le burin du sculpteur, est venue tailler, creuser, arrondir… Au fil des ans – le garçon a l’amitié fidèle – on l’a vu se poser. Et si le Samuel Le Bihan qui nous fait face aujourd’hui, sans masque mais à distance responsable, a gardé le même sourire, il a désormais les mots.

Gala : Cette phrase, «T’en fais pas, j’suis là », qui sert de titre au téléfilm, l’avez-vous souvent prononcée ?Samuel Le Bihan : C’est quelque chose que je dis évidemment à ma fille (Angia, âgée de 8 ans, ndlr), mais en vérité qui le dit vraiment à l’autre, qui a le plus besoin de l’autre ? L’avocat que j’incarne dans T’en fais pas j’suis là (diffusé ce lundi 26 octobre sur France 2, ndlr) est un handicapé de l’amour. Il ne vit que pour lui, pour son métier, sa réussite, son image, il résout les problèmes par l’argent. C’est une caricature, bien sûr, mais à travers lui, je voulais me moquer de moi. On pense que mon personnage va apprendre à s’occuper de cet enfant, alors que c’est cet enfant qui va lui apprendre à s’aimer, à s’accepter, à se dire : «Finalement, t’es un mec super, arrête de fuir, de te fuir, accepte de te (...)

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