Interview de Carlos Ghosn "en grande pompe" dans Sept à Huit : les internautes choqués de voir un "fugitif à vie” sur TF1

C.F
·8 min de lecture
Ce dimanche 1er novembre 2020, Carlos Ghosn est revenu sur son évasion et sa vie de fugitif à Beyrouth dans Le portrait de la semaine de Sept à Huit. Une apparition qui a choqué les internautes qui estiment que la place “d’un voleur” est devant la justice et non pas sur TF1 “à une heure de grande écoute”.
Ce dimanche 1er novembre 2020, Carlos Ghosn est revenu sur son évasion et sa vie de fugitif à Beyrouth dans Le portrait de la semaine de Sept à Huit. Une apparition qui a choqué les internautes qui estiment que la place “d’un voleur” est devant la justice et non pas sur TF1 “à une heure de grande écoute”.

Ce dimanche 1er novembre 2020, Carlos Ghosn est revenu sur son évasion et sa vie de fugitif à Beyrouth dans Le portrait de la semaine de Sept à Huit. Une apparition qui a choqué les internautes qui estiment que la place “d’un voleur” est devant la justice et non pas sur TF1 “à une heure de grande écoute”.

“Carlos Ghosn, fugitif à Vie”. Ce dimanche 1er novembre, l’homme d’affaires était le portrait de la semaine de Sept à Huit, sur TF1. Réfugié au Liban après avoir fui la justice japonaise qui l’accuse d’avoir dissimulé 75 millions d’euros de revenus, l’ancien patron de Renault et Nissan s’est confié à Audrey Crespo-Mara dans un hôtel de Beyrouth. Contraint de rester au Liban, par peur d’être remis aux autorités japonaises, celui qui faisait partie des PDG les plus puissants au monde regrette que son ancien bras droit chez Nissan, Greg Kelly, soit encore à Tokyo “dans le box des accusés” pour répondre des faits dont il est accusé.

Alors que son associé risque jusqu’à dix ans de prison et “pourrait payer pour deux”, rappelle la journaliste, l’homme d’affaires explique : “J’aurais souhaité que Greg Kelly soit là avec moi, aujourd’hui. Bien sûr”. Avant d’ajouter : “Je pense que c’est un homme qui est honnête. C’est un homme qui est droit, qui n’a pas du tout voulu faire des concessions avec les procureurs qui voulaient une confession de sa part parce qu’ils n’arrivaient pas à obtenir une confession de ma part”. Bien décidé à l’aider “par différents moyens”, il a lancé “je ne vais pas rentrer dans le détail de ce que l’on fait d’autant plus qu’il est en plein jugement”. Loin de faire son mea culpa, celui qui vient de publier l’ouvrage Le temps de la vérité raconte que s’imaginer en fugitif a vie “n’était pas le pire pour moi”.

La déclaration d’amour de Carlos Ghosn a sa femme

“Le pire pour moi, c’était de mourir au Japon. Muet, enchaîné et n’ayant pas la possibilité ni d’expliquer les faits tels que je les ai vécus, ni de me défendre”. Alors qu’il aurait pu plaider coupable, cela lui semblait impossible : “Vous plaidez coupable, c’est fini ! Vous justifiez tous les mauvais traitements que vous allez subir dans tous les cas puisque moi je me suis aperçu que l’objectif n’était pas la recherche de la vérité de la justice, c’était juste se débarrasser de moi”. Quant à son mode de vie critiquée, notamment pour ses soirées privées organisées à Versailles, il déclare : “Il n’a pas changé, je ne suis ni mondain, ni social”. Après être devenu “une star”, sa chute a été rythmée par “des moments de grands désarrois. Et même, vous vous demandez où est la lumière au bout du tunnel, vous ne la voyez pas. C’est d’autant plus difficile que vous êtes coupé de tout le monde et vous vous demandez : ‘Mais qu’est-ce que j’ai fait pour mériter tout ça’”.

Toujours accompagné de ses gardes du corps et son épouse, il s’est dit “meurtri” lorsque la justice japonaise les a privés de se voir afin de l’atteindre. “Vous savez, j’ai la chance d’avoir de l’amour dans ma vie. Donc quand vous avez de l’amour dans votre vie, vous êtes dans une situation dans laquelle vous bénéficiez d’une certaine grâce. Vous avez besoin de la personne que vous aimez et le fait d’être séparé de cette personne, de pouvoir même pas lui parler, c’est une souffrance de tous les jours, mais ils le savent très bien”. Selon lui, les autorités japonaises avaient pour objectif de “couper cette résistance”, le lien fort qui l’unit à sa compagne et lui permettait de “résister”. Ainsi, à la question : “S’ils ne vous avez pas interdit de la voir, auriez-vous quitté le Japon ?”, il répond : “Je ne sais pas. Je ne peux pas vous répondre ». Ainsi, la distance entre eux a été « un élément déterminant” dans sa décision de s’évader.

“Carlos Ghosn, fugitif à vie, interrogé dans le plus grand des calmes dans Sept à Huit”

Quant à la justice française qui le soupçonne d’avoir monté des sociétés-écrans, il se dit prêt à lui répondre à condition que celle-ci ne lui demande pas de se rendre en France. “Ils vont venir, la loi le permet. Ils vont venir (à Beyrouth, ndlr) m’interroger et c’est prévu que cela se fasse en 2021”. Une interview qui a choqué les internautes outrés de voir un fugitif à une heure de grande écoute sur TF1. Alors qu’un utilisateur ironise : “C'est bien ironique pendant cette période de confinement d'aller donner la parole à un type qui est sorti sans autorisation ni attestation”, un autre déplore : “TF1 ferait mieux d’interviewer des personnes honnêtes, qui ont un vrai message à faire passer. Pas des personnes qui ont à faire à la justice ou bien rechercher”.

D’autres internautes estiment que pour une fugitif “il est trop à l'aise” et se comporte comme une “victime”.

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