Internet, Mali, Correa : les informations de la nuit

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Internet, Mali, Correa : les informations de la nuit
DADO RUVIC / ILLUSTRATION / REUTERS

L’UE met au pas les géants de l’internet. Après un an et demi de discussions, les 27 se sont finalement entendus samedi sur un texte “historique” qui doit permettre de réguler et punir beaucoup plus sévèrement les contenus illégaux sur l’internet. Le texte met fin à l’autorégulation des géants du web et les contraint à se montrer beaucoup plus responsables face aux dérives observées sur leurs sites ou réseaux – des appels au meurtre aux images pédophiles, en passant par les campagnes de désinformation et la vente de produits contrefaits. “La législation contraste fortement avec l’absence d’action aux États-Unis”, remarque le New York Times. “Si les autorités américaines ont lancé des procédures antitrust contre Google ou Meta, aucune loi globale s’attaquant au pouvoir des compagnies technologiques n’a a jamais été voté”. Mais pour ambitieuse qu’elle soit, la nouvelle loi européenne devra encore pouvoir être appliquée. “L’Union européenne a la réputation d’être le régulateur de la tech le plus strict au monde, mais ses actions ont parfois semblé plus sévères sur le papier que dans la pratique”, note le quotidien américain.

Paris accuse des mercenaires russes d’avoir mis en scène des “atrocités” au Mali. L’armée française a affirmé vendredi avoir filmé des mercenaires russes du groupe Wagner “enterrer des corps” près de la base de Gossi, restituée aux forces maliennes cette semaine par la France, “pour faire croire que les Français laissaient un charnier derrière eux”, rapporte The Guardian. Quelques heures plus tard, l’armée malienne a indiqué l’ouverture d’une enquête après la découverte “de dépouilles en état de putréfaction avancée” près de cette base, où était stationnée la force Barkhane, l’opération française antijihadiste au Sahel. Le porte-parole de l’état-major français, le colonel Pascal Ianni, a dénoncé “une manœuvre informationnelle structurée”.

La Belgique accorde le statut de réfugié à l’ancien président équatorien Rafael Correa. L’ancien chef de l’État, condamné en septembre 2020 à huit ans de prison pour corruption, s’est vu accorder l’asile par la Belgique, pays de naissance de son épouse, où il s’était installé à la fin de son mandat en 2017. La décision est intervenue peu avant l’annonce par la Cour nationale de justice équatorienne d’une demande formelle d’extradition, précise El País. Le quotidien madrilène remarque que “malgré les tentatives de faire emprisonner l’ex-président”, Correa voyage régulièrement à l’étranger. Il était en mars dernier au Honduras, pour prodiguer des conseils économiques au président Xiomara Castro, et a également été vu “au Mexique, en Espagne, ou à la cérémonie d’investiture du président argentin Alberto Fernández, en 2019”.

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