Intempéries : une note salée pour les assureurs

La tempête Ciara a eu raison d'un môle à Portsall, dans le Finistère. Si la commune ne peut pas bénéficier de l'état de catastrophe naturelle, c'est son assureur qui devra payer les travaux. Inondations, coulées de boue, sécheresse... Avec la multiplication des catastrophes naturelles ces dernières années, le coût flambe pour les assureurs : 3,2 milliards d'euros en 2018, soit +19,6% en deux ans. Alors forcément, les primes d'assurance finiront par augmenter. Une hausse de 2 à 3% "Le poids du climat dans le panier moyen de l'assurance, il est de l'ordre de 6 à 7%, donc il est encore faible. Nous pensons qu'aujourd'hui il y aura certes des augmentations, mais elles seront tout à fait modérées et acceptables pour les assurés", indique Stéphane Penet, membre de la Fédération française de l'assurance. Cette hausse des tarifs pourrait atteindre 2 à 3% par an et jusqu'à 5% dans les zones les plus sensibles ou les plus touchées par les intempéries.