Une intelligence artificielle met au jour ce qui pourrait être le plus vieux feu de camp

PATRICK PLEUL / dpa Picture-Alliance via AFP

“Un outil d’intelligence artificielle a mis en évidence des traces de feux de camp sur un site archéologique vieux d’environ un million d’années en Israël”, rapporte le New Scientist. L’hebdomadaire se fait l’écho d’une étude parue le 13 juin dans Proceedings of the National Academy of Sciences dans laquelle des chercheurs ont utilisé un algorithme pour examiner des silex récoltés sur l’ancien site archéologique côtier appelé Evron Quarry, dans le nord du pays.

L’algorithme avait précédemment été entraîné à repérer les marques subtiles et complexes laissées par le feu et les rayons ultraviolets sur des morceaux de silex provenant de sites non archéologiques de la campagne israélienne, exposés à des températures comprises entre 200 et 300 °C.

“Les archéologues ne disent pas que des hominiens faisaient du feu à Evron Quarry, prévient d’emblée le journal israélien Ha’Aretz. Ce qu’ils disent, c’est qu’ils ont mis au point des techniques spectroscopiques grâce auxquelles ils peuvent détecter si d’anciens outils en pierre ont été chauffés artificiellement, même s’il ne reste plus de trace visible de feu.”

La maîtrise du feu, une innovation majeure

Cette technique, si elle se révèle fiable, pourrait apporter un éclairage nouveau sur la période, l’endroit et la raison pour laquelle les ancêtres de l’homme moderne ont appris à exploiter la flamme pour la première fois. Ce qui est largement “considéré comme l’une des innovations les plus importantes de tous les temps”, rappelle le New Scientist.

Les chercheurs ne s’attendaient pas à trouver des traces d’anciens feux à cet endroit-là. Ils avaient choisi ce site car il contenait le même genre de silex que ceux utilisés pour entraîner l’IA. “Ils étaient motivés par la seule curiosité scientifique”, assure le journal israélien. Leur surprise a donc été d’autant plus grande lorsque l’algorithme a suggéré que nombre des outils de silex analysés avaient été chauffés à des températures de l’ordre de 400 °C. Le New Scientist complète :

“La présence sur un même lieu des pierres et des os chauffés laisse à penser que ces lointains ancêtres maîtrisaient le feu à Evron et qu’il ne s’agit pas de traces de feux naturels.”

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