Intégrité scientifique : les chercheurs subissent-ils des pressions pour modifier leurs résultats ?

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Un chercheur sur cinq rapporte avoir subi des pressions des financeurs pour supprimer des résultats selon une nouvelle étude australienne. Pour Sciences et Avenir, le président du comité d'éthique de l'Inserm Hervé Chneiweiss commente ce résultat et dresse le constat d'une nécessaire "science ouverte".

Après un an et demi de pandémie pendant lequel des avis scientifiques contradictoires et des personnalités médiatiques controversées ont submergé le public et écorné sa confiance, la question de l'intégrité scientifique est centrale. Alors qu'une nouvelle étude australienne soulève la question des pressions externes reçues par les chercheurs de la part des financeurs, le président du comité d'éthique de l'Inserm Hervé Chneiweiss fait le point sur les véritables points d'achoppement de l'intégrité scientifique, à l'aube d'un "nouveau monde".

Un chercheur sur cinq signale des pressions externes

"Un chercheur sur cinq a déclaré avoir subi des pressions pour retarder, modifier ou ne pas publier les résultats d'essais d'interventions sur les comportements de santé", rapporte une publication australienne dans le journal . Pour parvenir à ce résultat, un sondage reçu par plus de 200 scientifiques du monde entier. Tous ont participé à des travaux de la revue Cochrane (qui fait référence en médecine par ses revues de la littérature) sur la nutrition, l'activité physique, la santé sexuelle, le tabagisme et la consommation de substances.

Ces scientifiques devaient indiquer si oui ou non ils avaient déjà subi des pressions de la part des organismes ou entreprises finançant leurs travaux, parmi lesquelles le frein à la publication de résultats défavorables, les demandes d'altération des conclusions ou de suppression de certains résultats. Résultat, sur les 104 chercheurs qui ont répondu, 18% faisaient état de pressions reçues. "L'événement de suppression le plus souvent rapporté était la réticence du financeur à publier les résultats 'défavorables'", rapportent les auteurs de ces travaux. "Notre estimation globale de 18% est similaire aux estimations d'études antérieures menées en Australie (21% à 34%) et au Canada (24%)", précisent-ils, ajoutant que leur résultat est probablement sous-estimé.

Derrière les pressions, des agences gouvernementales plutôt que des industries

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