Insultes, menaces, intimidation: les tags anti-police se multiplient à Châtenay-Malabry

Un badge de la police sur une veste (illustration) - Geoffroy Van der Hasselt / AFP
Un badge de la police sur une veste (illustration) - Geoffroy Van der Hasselt / AFP

"Des attaques indignes." C'est ainsi que le préfet de police de Paris a qualifié ce mercredi les tags anti-police découverts à Chatenay-Malabry, dans les Hauts-de-Seine. "On va séquestrer tes enfants", "couper la tête à ta mère", ou encore "te mettre une balle dans la tête", sont autant de menaces inscrites sur les murs d'un bâtiment du quartier de la Butte-Rouge dans la nuit du 27 au 28 décembre, et visant nommément des agents de la Brigade anticriminalité (BAC).

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Le préfet de police Laurent Nunez s'est rendu sur place afin de témoigner son soutien aux fonctionnaires, qui sont régulièrement cités dans des tags hostiles aux forces de l'ordre, a appris BFMTV de sources concordantes.

Tentatives d'intimidation

Ainsi, dix jours plus tôt, le 19 décembre, des graffitis insultants sont découverts dans le hall du même immeuble du quartier de la Butte-Rouge. Quatre fonctionnaires sont spécifiquement menacés: "jv te sequestrer et couper tes ongles [sic]", "tu vas canner tu vas calcine", tandis qu'une autre inscription précise que les auteurs des tags détiennent les adresses des policiers visés.

Ce même jour, un policier est averti par l'un de ses voisins que deux hommes l'ont questionné sur l'adresse du fonctionnaire, prétendant être des amis. Ils n'ont, à ce stade, pas pu être identifiés.

Puis, au début du mois de décembre, toujours dans le même hall d'immeuble, des policiers découvrent plusieurs tags sur le mur. Les menaces sont cette fois-ci dirigées contre six fonctionnaires.

Le lendemain de cette découverte, l'un des policiers cités par les graffitis affirme avoir vu une voiture stationner devant chez lui, avec quatre individus à l'intérieur, sans qu'ils ne puissent être identifiés.

Plusieurs enquêtes sont en cours, menées par le parquet de Nanterre pour des chefs de "dégradations", "outrages", "menaces de mort sur personnes dépositaires de l’autorité publique", afin de retrouver les auteurs de ces graffitis.

Article original publié sur BFMTV.com