Insuffisance cardiaque : le CHU de Toulouse mise sur la télésurveillance

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En partenariat avec Air Liquide, qui commercialise des outils de télésurveillance, le centre hospitalier universitaire (CHU) de Toulouse, fait bénéficier, depuis quelques semaines, ses patients insuffisants cardiaques d'un système de télésurveillance à domicile. Ces malades souffrent d'une incapacité du coeur à pomper suffisamment de sang pour répondre aux besoins de l'organisme. L'enjeu de ce suivi à distance est d'éviter des hospitalisations en intervenant avant que le patient ne décompense (lorsque les mécanismes activés par l'organisme pour compenser l'insuffisance ne fonctionnent plus correctement).

"Le but est de détecter des signes prémonitoires d'une décompensation cardiaque, environ une dizaine de jours avant qu'elle ne survienne. Les patients ne se rendent pas forcément compte des symptômes et quand ils les remarquent, il est trop tard, il faut les hospitaliser et leur vie est en danger de mort", explique le professeur Michel Galinier, chef du service cardiologique de l'hôpital de Rangueil.

L'intérêt est donc médical mais pas que, puisqu'en évitant les hospitalisations de certains patients, la sécurité sociale réalise des économies financières."Les séjours à l'hôpital représentent environ 70% des coûts de traitement de l'insuffisance cardiaque", précise le professeur.

Couplé avec une éducation thérapeutique

Ce système de télésurveillance, nommé Chronic Care ConnectTM Cardiologie, fonctionne avec deux outils connectés l'un à l'autre : une tablette tactile et une balance, fournies au malade. Durant six mois, tous les matins, à la même heure, le patient se pèse et répond à huit questions, sur de possibles symptômes, sur sa tablette : Avez-vous eu cette nuit des troubles respiratoires plus forts que la nuit précédente ? Avez-vous eu besoin la nuit dernière d'un oreiller supplémentaire pour mieux

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