Une institutrice condamnée à de la prison avec sursis après la mort d'un élève allergique au lait

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L'enfant de 6 ans avait mangé deux crêpes après le carnaval de l'école, en 2018 à Limas (Rhône), malgré son allergie au lactose.

"Tolère les traces." Trois mots qu'une institutrice, condamnée à du sursis mardi 15 septembre dans le Rhône, dit avoir mal interprétés en autorisant un de ses élèves, allergique au lait, à manger des crêpes. Il en était mort peu après. L'enfant, également asthmatique, avait pourtant fait l'objet d'un projet d'accueil individualisé (PAI) spécifiant ses troubles de santé et les consignes à suivre en cas de problème.

La portée de ce document écrit, conservé dans la classe, a été au coeur du procès de Danielle Dampfhoffer, 59 ans, poursuivie pour homicide involontaire devant le tribunal correctionnel de Villefranche-sur-Saône. Le 29 mars 2018 en fin d'après-midi, Jahden, 6 ans, scolarisé en grande section de maternelle dans une école de Limas (Rhône), a été victime d'un choc anaphylactique fatal alors qu'il rentrait chez lui à pied avec sa mère.

Une réaction allergique rapide

L'établissement fêtait le carnaval ce jour-là et, après un défilé, les élèves devaient manger des crêpes préparées le matin, avec du lait, par les agents de l'établissement. À la barre, l'enseignante relate avoir tiqué quand Jahden a demandé sa part. "Tu ne dois pas en manger", assure-t-elle lui avoir dit. A quoi l'enfant aurait répondu : "Si, j'en mange chez moi" – des crêpes à l'eau, apprendra l'institutrice plus tard.

Elle a hésité puis (...)

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