Des inquiétudes sur l’avenir de l’unité de soins palliatifs de l’hôpital de Pontoise

Julie Ménard
Illustration. Les unités de soins palliatifs manquent de moyens, selon un rapport de la Cour des comptes

Malgré les dénégations de la direction, le personnel hospitalier est très inquiet sur une possible fermeture de ce service, qui prend en charge 340 patients chaque année. La question de la rentabilité est posée.


« Des changements s’opèrent, mais on n’a aucune certitude. On ne sait pas ce qu’on va devenir… » Dans l’unité de soins palliatifs (USP) de l’hôpital René-Dubos, à Pontoise, le personnel est inquiet. Médecins, aides-soignants et infirmiers redoutent que leur service ne soit sacrifié par la direction, et leurs valeurs empathiques avec.

« C’est l’humain qui prime dans notre service, explique Alice*, une infirmière. Ce n’est pas un mouroir, certains patients restent juste quelque temps pour offrir un répit à la famille. Ils ont souvent des situations familiales ou sociales très complexes. Et lorsqu’il y a un décès, on continue d’accompagner les proches pendant plusieurs heures. »

Des craintes qui remontent à 2016

Alors que tout fonctionne normalement depuis la création de l’USP en 2009, les choses se corsent en 2016. « Deux d’entre nous ont été transférées dans un autre service pour supprimer leurs postes », rapporte une aide-soignante. Au fil des mois, le climat s’alourdit. Puis en septembre 2018, c’est la consultation pour les douleurs chroniques qui est supprimée « faute de médecins ».

Après le transfert soudain d’une cadre de l’unité, le personnel demande à être reçu par la direction en novembre 2018. Lors de cette réunion, le discours tenu choque les employés. « On nous a dit que l’on n’était pas assez rentable », raconte Sophia*, une infirmière. Pourtant le service qui ne compte que 10 lits voit passer 340 patients chaque année.

« La moyenne en France est de 200 patients par an, pointe Yann Le Baron, représentant syndical à l’UNSA Santé. La direction argue que l’USP ne prend pas en charge les patients des autres services de l’hôpital, mais la quasi-totalité des demandes formulées en oncologie ou pneumologie sont prises en charge. »

Une menace de fermeture qui a (...)

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