"Cette inquiétude est invivable": la mère de l'un des trois derniers otages français du Hamas à Gaza témoigne

129 personnes sont toujours détenues par le Hamas, depuis les attaques du 7 octobre dernier. Parmi elles, trois Français sont considérés comme détenus ou portés disparus, dont Orion Hernandez-Radoux. Sa mère a accepté de se confier à BFMTV.

"Cette inquiétude est invivable": la mère de l'un des trois derniers otages français du Hamas à Gaza témoigne

Depuis près de deux mois et demi, Marie-Pascale Radoux attend des nouvelles de son fils, Orion. Ce dernier fait partie des quelque 250 personnes prises en otage par le Hamas, lors des attaques du 7 octobre dernier. Depuis, 105 d'entre eux ont été libérés, et 129 restent captifs.

Parmi eux, trois Français, considérés comme détenus ou portés disparus: Ofer Kalderon, Ohad Yahalomi et Orion Hernandez-Radoux. Franco-mexicain âgé de 32 ans et près d'un jeune garçon, le fils de Marie-Pascale Radoux était présent au festival Tribe of Nova, pris pour cible par les hommes du Hamas. Il était le petit ami de Shani Louk, Germano-israélienne enlevée par les hommes du mouvement palestinien avant d'être tuée.

"J'ai eu tout de suite très peur"

Depuis le 7 octobre, Marie-Pascale Radoux n'a reçu aucune preuve de vie. "Je ne sais pas dans quelles conditions vit Orion, s'il a suffisamment à manger, comment il dort. Il avait une fragilité au niveau du système digestif, donc c'est inquiétant", confie-t-elle à BFMTV.

La nouvelle de l'enlèvement de son fils a été d'autant plus douloureuse que Marie-Pascale Radoux ignorait la présence de son fils en Israël.

"Je l'ai eu quelques jours avant au téléphone, et il était en Grèce. Quand j'ai reçu un coup de fil d'amis me disant qu'il avait disparu, qu'il était en Israël, je n'étais même pas au courant. J'ai eu tout de suite très peur", se souvient-elle.

Une première trêve, mise en place du 24 novembre au 1er décembre, avait permis la libération de 105 otages à Gaza, dont trois Franco-Israéliens, tous mineurs, puis de Mia Schem. Orion Hernandez-Radoux, lui, ne figurait pas sur les listes des otages libérables. "Je savais que c'était d'abord les enfants, les femmes, les personnes âgées. C'était normal, mais cette inquiétude est invivable", explique sa mère.

Cette dernière, qui regrette un manque d'informations de la part des autorités françaises, garde espoir de voir son fils revenir, peut-être à la faveur d'une nouvelle trêve. Ces derniers jours, Israël et le Hamas semblent multiplier les signaux en faveur d'une seconde trêve.

Article original publié sur BFMTV.com

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