Inquiétude des Égyptiens après l'annonce de l'arrêt des exportations indiennes de blé

L’annonce par New Delhi de la suspension de ses exportations de blé a provoqué l’appréhension des Égyptiens puisque Le Caire avait conclu un accord avec l’Inde pour l’importation de 500 000 tonnes. Toutefois, le ministre égyptien de l’approvisionnement a indiqué dimanche que la décision indienne ne concernait que les futurs contrats et que ceux déjà signés seraient honorés.

Pour rassurer les Égyptiens, les autorités du pays ont précisé que 240 000 tonnes de blé indien devraient être expédiées d'ici à deux semaines. La question du blé préoccupe l’écrasante majorité des Égyptiens.

Près de 75 des 110 millions d’habitants de la Vallée du Nil ont droit à du pain subventionné. Cinq pains par personne et par jour au prix imbattable d’un quart de centime d’euro la galette de 90 grammes. Pour près d’un quart des Égyptiens qui, selon les chiffres officiels, vivent sous le seuil de pauvreté, ce pain est vital, comme l’indique son nom en égyptien « aich » (la vie, en français).

L'urgence de trouver un autre fournisseur

Or l'Égypte, qui consomme 18 millions de tonnes de blé par an en importe près de la moitié. Mais l’Égypte a perdu ses principaux fournisseurs : la Russie et l’Ukraine qui totalisaient 80% des importations. La récolte locale de blé permettra de tenir jusqu’à la fin de l’année. Mais il faudra rapidement trouver de nouveaux fournisseurs. Pour les autorités, une pénurie de pain est trop dangereuse.

►À lire aussi : Le G7 critique la décision de l'Inde de suspendre ses exportations de blé

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